Le prêt à taux 0 écologique, c’est commencé depuis le 1er avril !

prettaux0

Je me réveille peut-être un peu tard me direz-vous, mais qu’importe ! Voici un petit récapitulatif pour ceux qui auraient vu cela de loin…

Alors c’est quoi, pourquoi, comment et pour qui ? A l’origine baptisé « éco-PTZ », il a pour la première fois été envisagé lors du Grenelle de l’environnement. Le but est simple : permettre à un maximum de personnes d’accéder à la rénovation écologique de leur logement pour en augmenter de manière significative l’efficacité énergétique.
Ce dispositif a plusieurs particularités :
-    Il est ouvert à tous, sans plafond de revenus. C’est une volonté affichée de le rendre le plus accessible afin qu’il soit au maximum utilisé et adopté. A ne pas confondre avec le à actuel dont l’objectif est d’aider à l’acquisition d’un premier logement.
-    Il est limité à 30000 € en valeur absolue et 300€ par mètre carrés. Par ailleurs, la durée maximum de remboursement est limitée à 10 ans.
-    Il ne sera accordé que dans le cadre de travaux réels et non pas « cosmétiques » : plus précisément, voici la liste des travaux ouvrant droit au :

Ce bouquet de travaux minimum est majoré à 20 000 euros pour 2 types de travaux et 30 000 euros pour 3 types de travaux ou plus.

Voilà pour les grandes lignes. Dans la pratique, après avoir identifié les travaux à réaliser avec l’entreprise ou l’artisan choisi, il faut s’adresser à l’une des banques partenaires muni du formulaire type « devis », accompagné des devis relatifs à l’opération retenue.
L’établissement bancaire attribue l’éco- à taux zéro dans les conditions classiques d’octroi de .
Dès attribution du , le demandeur a deux ans pour réaliser ses travaux. Au terme des travaux, il devra retourner voir la muni du formulaire type « factures » et des factures acquittées. Un seul éco- à taux zéro sera accordé par logement.
Plutôt qu’un grand discours, voici plusieurs exemples, au travers de devis, qui permettent de mieux se rendre compte de ce à quoi on peut prétendre :

Cas 1 : une

individuelle chauffée à l’électricité, 100 m² située dans la Vienne, construite dans les années 80, avec une isolation moyenne.

Avec un classique (taux d’intérêt 6%), les mensualités s’élèvent à 200 euros/mois, soit une facture énergie + remboursement du de 340 euros/mois.

Avec un éco- à taux zéro, la facture énergie + remboursement du est de 290 euros/mois, soit 50 € de moins /mois qu’avec un classique.

Si le propriétaire est éligible au cumul entre l’éco- à taux zéro et le crédit d’impôt, la facture énergie + remboursement du passe à 260 euros/mois, soit 80 euros de moins qu’avec un classique et 10 euros de moins qu’avant les travaux. Le propriétaire réalise dès à présent 120 euros d’économies par an sur sa facture d’énergie.

A la fin de la durée du le propriétaire bénéficie à plein des économies d’énergie… et il profite immédiatement de l’amélioration de son confort et de la valorisation de son bien. Grâce à l’éco- à taux zéro, il a économisé 6 000 euros d’intérêts qu’il aurait eu à verser dans le cadre d’un classique et 9 600 euros s’il bénéficie également du crédit d’impôt.

Cas 2 : un appartement

Appartement de 70 m², situé dans un immeuble construit dans les années 60, non isolé. Le chauffage est assuré par une chaudière collective au gaz assez ancienne.

Avec un classique, les mensualités s’élèvent à 90 euros/ mois, soit une facture énergie + remboursement du de 135 euros/mois.
Avec un éco- à taux zéro, la facture énergie + remboursement du est de 110 euros/mois, soit 25 euros de moins qu’avec un classique.
Si le propriétaire est éligible au cumul entre l’éco- à taux zéro et le crédit d’impôt, la facture énergie + remboursement du passe à 100 euros/mois, soit 35 euros de moins / mois qu’avec un classique.

Suite aux travaux, le propriétaire dépense 10 euros de plus par mois pendant 10 ans. Toutefois, à l’issue du remboursement de son , sa facture mensuelle d’énergie aura été réduite par deux et son appartement aura gagné en confort. Grâce à l’éco- à taux zéro, il a économisé 3 000 euros d’intérêts qu’il aurait eu à verser dans le cadre d’un classique.

Ces deux exmples sont fournis sur le site du ministère de l’énergie et du développement durable… Et vous? Des idées? Ca pourrait être le bon moment !

Votez !


1 votes sur cet article. La moyenne des votes est de 1,00 sur 5.
Loading ... Loading ...

Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Les exemples donnés par le ministère sont séduisants : pompe à chaleur nucléaire et menuiserie pvc ;) Si le montage financier reste intéressant il faut aussi envisager la voie de l’auto rénovation, le coût des travaux étant alors fortement diminué. On pourra alors faire appel à la famille, amis et voisins pour les conseils, la mise en oeuvre et pourquoi pas pour le crédit. La love money est aussi souvent un prêt à taux zéro :p

Et oui, c’est pour tout ça que j’ai précisé d’où venaient les exemples… Je pense que tout le monde prêche à son avantage. Quant à l’auto-rénovation, y a auto devant et c’est souvent synonyme de mieux… Formateur, valorisant, économique.
J’aime bien l’expression « love money » ;)

Cf. l’exemple de l’appartement, vus les arguments à la fin, les millions de locataires en France dans des appartements « année 6-70, non isolés » vont pouvoir attendre encore des siècles avant de voir ce genre de travaux les concerner.

Je rigole déjà de voir un propriétaire penser à « une facture mensuelle d’énergie réduite par deux » et que « son appartement aura gagné en confort ». Ces deux aspects concernent à 100% le locataire donc aucun intérêt à faire quelques travaux d’isolation que ce soit.

Malheureusement, c’est l’argent le nerf de la guerre. Il faut qu’il soit beaucoup plus avantageux de faire des travaux — ou à l’inverse, que cela coute très cher au PROPRIÉTAIRE de ne rien faire (taxe, impôts, etc). Seule la puissance publique peut faire quelque chose là.

Il faut préciser que le prêt à taux zéro n’est pas à taux zéro. En effet, les banques, bien que la loi ne les oblige pas, exigent une assurance de sorte que le prêt devient un prêt à taux entre 2 et 3%. Il faut dire que le marbre des entrées des compagnies d’assurances n’est pas donné.

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)

Cliquez sur les smilies pour les utiliser !